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Articles

La solitude des personnes âgées

« Le rapport Solitude et isolement des personnes âgées en France, quels liens avec les territoires ? fait voler en éclats nombre d’idées reçues. La solitude des seniors est un phénomène de société qui peut toucher tout un chacun, aisé ou non, urbain, rural, souffrant ou bien portant. 4,6 millions de Français de plus de 60 ans indiquent être victime de solitude. Elle n’épargne ni les couples ni les personnes vivant chez un membre de leur famille ou résidant en Établissements d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EPHAD) (…)« 

https://www.bonjoursenior.fr/actualites/personnes-agees-isolees-un-phenomene-de-societe

Découvrir Strasbourg

« Strasbourg offre une vie culturelle foisonnante, riche d’un patrimoine original, unique en son genre et propose, aux jeunes et moins jeunes, quatre cartes pour en profiter pleinement. Les dix musées de la Ville, constitués en réseau, et l’Aubette, monument majeur du modernisme , sont particulièrement actifs et attractifs, rythmant la vie culturelle de leurs expositions, avec un agenda dynamique et renouvelé.

La musique, le théâtre et la danse sont phares de la vie culturelle grâce au Conservatoire, à l’Opéra national du Rhin et au Théâtre National. Seconde bibliothèque de France, la BNU, bibliothèque nationale universitaire, est ouverte au grand public et les médiathèques municipales ne sont pas en reste (…) ».

https://appavan.fr/demenager-a-strasbourg/

Et aussi « Vivre à Poitiers »

France Télévisions, fromage et dessert…

« Investie d’une mission de service public, qui est vraiment France Télévisions ? Peu de téléspectateurs en ont conscience, de même que tout aussi peu d’entre eux savent ce que devient la fameuse redevance, si ancienne qu’elle est devenue partie intégrante du paysage fiscal et que, par habitude sans doute, si elle interroge, elle ne suscite même plus d’idée de contestation.

Et pourtant ! L’audiovisuel français est un monde en soi, un vaste territoire, chasse réservée des décideurs de notre monde. Ses transformations, récentes ou non, suscitent peu d’intérêt de la part de nos concitoyens, à moins que le déclenchement impromptu d’une grève, perturbant le déroulé débonnaire de soirées familiales, ne provoque quelques interrogations, bien vite dissipées par la reprise des programmes.

Une impressionnante galaxie

France Télévisions, qui atteint, après maintes transformations, ses vingt ans en 2020, est le premier des groupes audiovisuels français (…) « 

Ou encore

« La 3ème loi de finances rectificative : quelles mesures pour les TPE ? »

« Relance : nouvelles aides à l’embauche en faveur des jeunes »

« L’arthrose, une maladie invalidante »

« Covid, les mesures d’aide aux entreprises »

« Un dispositif pour soutenir la mobilité des personnes dépendantes »

Relecture-Correction

Analyses

L’écume des jours, un roman et un auteur inclassables ?

L’auteur : Boris VIAN aurait eu cent ans en mars 2020. Il meurt jeune, à 39 ans, d’une maladie cardiaque qu’il avait depuis l’enfance. Né dans une famille aisée, il grandit à Ville d’Avray mais sa famille souffre de la crise financière de 1929 et doit se résoudre à louer sa magnifique villa en s’installant dans la maison du gardien… Boris intègre l’Ecole centrale et devient ingénieur. Musicien, fou de jazz, il se consacre à cette passion tout en travaillant et en écrivant des romans, utilisant de nombreux pseudonymes dont celui, célèbre, de Vernon Sullivan. En 1946, J’irai cracher sur vos tombes, œuvre provocatrice, déclenche un scandale. Cependant, le succès de ses romans littéraires, l’Ecume des jours, l’Arrache-cœur, L’automne à Pékin, L’herbe rouge, se fait attendre, il viendra dans les années 70, après mai 1968 en particulier. Vian écrit des centaines de chansons, dont Le Déserteur. Au Collège de « pataphysique », créé d’après l’oeuvre d’Alfred Jarry (Ubu roi), il côtoie Raymond Queneau, Max Ernst, Juan Miró, Man Ray, Jacques Prévert, Michel Leiris, Eugène Ionesco, René Clair, Paul-Emile Victor, etc… A Saint-Germain des Prés, à Montmartre, auprès de philosophes, Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir, de poètes, d’artistes, de peintres, Boris Vian, lui-même musicien, écrivain, parolier, scénariste, peintre, a mille visages, et mène une vie de bohème, marquée par l’air de son temps.

L’œuvre

Foisonnante, en 68 chapitres, certains n’ont que quelques lignes. Narrateur omniscient, Colin personnage principal, c’est son histoire qui se donne à lire.

Inclassable, même si parfois on la rattache à l’univers du conte fantastique. Ce serait, dans ce cas, un conte cruel. L’utilisation du langage, qui repose sur deux procédés, fait de l’œuvre un univers à part, un autre monde.

  • Le langage est pris au pied de la lettre : ainsi, on exécutera une ordonnance avec une petite guillotine de bureau, un homme planté là prendra racine, etc.
  • De nombreux mots sont modifiés ou créés : Chuiche, antiquitaire, sacristoche, députodrome ou pianocktail, varlet-nettoyeur, avec un effet souvent comique, toujours accrocheur.

Le lecteur est dérouté, surpris, étonné, « bluffé » par ce langage détourné, qui le fait s’interroger sur la réalité de son propre univers. Démarche qui évoque celle du surréalisme, d’écrivains comme André Breton, de peintres comme Salvador Dali. Humour garanti, le sourire et même le rire sont au rendez-vous (…).

Biographie – Récit

Histoire d’une adoption internationale

 » Je m’attends à tout. Au pire. À l’impossible. Mais je vais de l’avant, portant le petit bout d’enfant qui est mien depuis quelques semaines. Elle est toute droite, au creux de mon bras, et, en fin d’après-midi, nous montons à l’arrière de la voiture bien chargée qui nous emmène Dieu sait où. Chloé ne pleure ni ne geint. Elle paraît sérieuse et grave. Que perçoit-elle de mon inquiétude ? (…). La voiture quitte lentement la grande ville, le centre, les immeubles résidentiels, la banlieue aux maisons inachevées, pour rouler sur l’asphalte nu, cahotant parfois sur d’énormes nids de poule. De temps à autre, de petites baraques colorées, sans fenêtres. Haltes ? Abris ? Parfois la police, brune, impressionnante, arme à la ceinture. Nous roulons, roulons, traversons une bourgade animée, avec des vieux édentés sur le pas des portes, assis dans la rue comme dans les villages du sud de l’Europe. Un invraisemblable magasin, vendant des pneus de toutes tailles. Des épiceries, des cafés, bariolés, gais.

Et nous glissons dans le paysage de plus en plus désertique vers le pauvre village haut perché où ma fille est venue au monde il y a quelques mois (…) »

Port d’attache

« Je m’appelle Gaël, ce n’est pas bien original pour un Breton. Enfin, pour quelqu’un qui a des origines bretonnes, ce qui est mon cas, ma mère me le répétait sans cesse, avec une fierté jamais démentie : nous avons, par mon père, des origines bretonnes !

Ma mère cultivait la Bretagne comme une passion, un univers aux multiples ramifications dans la vie quotidienne. Protéiforme, le syndrome breton était présent du matin au soir, quoi que nous fassions, dans la cuisine, la décoration, le langage et même la philosophie, une sorte de manière d’être, à la fois ferme et tranquille, dont je me suis souvent demandé quel pouvait être l’inspirateur, l’inspiratrice plutôt, car ma mère semblait investie d’une mission que lui aurait confiée la lointaine parente de son époux, cette Gwenaëlle dont les traits charnus – la peau si blanche qu’elle en était blafarde et les yeux si clairs qu’ils paraissaient délavés – étaient immortalisés par un portrait trônant sur l’antique buffet du salon.

J’ai grandi à Saint-François, aujourd’hui plébiscité par le tourisme mais qui, dans mon enfance, n’était qu’un gros bourg, rassemblé autour de son église, avec des poules qui se promenaient en picorant paisiblement autour de la place centrale. Le matin, lorsque je prenais le car pour aller au collège, le chœur des « vieilles » convergeait vers l’église qui sonnait le matin, à midi et à sept heures, par tous les temps, rythmant chaque journée de ses notes limpides (…) ».

Promenade avec Rosa Bonheur

« Il y a plusieurs promenades, celle que je fais tous les jours, au soir de ma vie, dans cet endroit où j’ai choisi de vivre.

Une promenade, c’est une respiration. Il est important que ce soit à une heure tardive, parce que cela ferme la journée, la prépare à célébrer le soir, ce moment où l’on se retrouve, où le tête-à-tête avec les êtres aimés prend toute son importance avant le silence de la nuit.

C’était après une journée de presque automne, où cette photographie – quelle magnifique invention, un jour, les musées seront remplis de photographies – a été prise. J’ai dû me tourner et sourire, il faut sourire – et je l’ai fait avec plaisir, avec satisfaction, car la journée avait été superbe, il ne s’était en fait rien passé, rien de grave, de douloureux, rien de mal. J’avais peint le matin, tôt, jusqu’à midi. Je ne peins plus les Indiens qui m’ont quittée, sont revenus sur les hautes terres que je ne connaîtrai jamais et dont je me suis pourtant fabriqué des souvenirs, à force de lire sur les visages, sur les corps, des histoires que j’ai eu plaisir à rencontrer, à raconter, avec mes toiles et mes couleurs.(…) »

Et bien d’autres récits encore !

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